|
Comm' tout l'mond' sait que ta maison est ouverte à tout ceux qui ont du
chagrin Moi chaque fois que je suis triste, je me surprends à chercher son
chemin Et tout l'monde' sait que jamais rien jamais personn' n'à pu, n'à
jamais pu un jour me retenir Mais tu est là pourtant sur les chemins perdus
de ma mémoire, tu es toujours si douce à mon souvenir.
Je ne tiens pas à
toi, comme le lierre qui s'accroche autour des rochers Et surtout pas parce
que les gens disent que nous sommes faits pour nous aimer Ce ne sont pas les
promesses les contrats ni les mots d'amour qui chaque fois me poussent à te
revenir C'est pourquoi toujours sur les cheminns perdus de ma mémoire je te
retrouve si douce à mon souvenir.
Et malgré les distances et les océans
et les champs de blé qui toujours nous séparent Malgré quelques filles
toujours un peu tristes lorsqu'au matin je leur dis au revoir Je peux encore
courir le monde la pluie peut me mouiller et le soleil me brûler jusqu'à en
mourir Je n'irai pas sur les chemins où je ne peux te voir te promener si
douce à mon souvenir.
Je ne sais pas si j'arriverai jamais un jour au
bout de mon voyage Ni si jamais je me lasserai de changer tous les jours de
paysage Mais je sais qu'un jour je reviendrai quand je n'aurai plus la force
de courir Vers les chemins perdus de ma mémoire, et tu serras là si douce à
mon souvenir.
|
 |
 |